Les SIG sont à nouveau accusés de surfacturation par Monsieur Prix : détenant le monopole sur le méga-réseau de chauffage à distance du canton, la régie publique appliquera des tarifs supérieurs à tous les autres cantons.
Il y a deux ans en votation populaire, le peuple avait accepté d’octroyer un monopole aux SIG. Le PLR était le seul parti contre le monopole et s'y était opposé, craignant précisément la situation actuelle.
D’ici à 2050, la moitié des immeubles genevois doivent être alimentés en énergie locale et propre via le réseau de chauffage à distance utilisant l’énergie d’incinération et le froid du lac (programmes Géniterre et Génilac). La loi constitutionnelle sur le développement des réseaux thermiques structurants, acceptée en votation populaire en 2022, a accordé le monopole aux SIG ainsi que la possibilité pour la régie publique de fixer les prix avec le Conseil d’État.
Lors de l’élaboration de la loi au Grand Conseil, le PLR avait tenté, sans succès, de limiter ce monopole dans le temps, précisément pour pallier le risque d’augmentions des coûts pour les utilisateurs.
Le PLR était ensuite le seul parti à s’être opposé à la loi d’application, déjà conscient du danger que représente une situation monopolistique.
Aujourd’hui, la polémique ressurgit avec l’intervention de Monsieur Prix, qui indique que les SIG surfactureront significativement le chauffage à distance en comparaison à tous les autres cantons suisses. Le coût du raccordement obligatoire pourra également se monter jusqu’à 100'000 CHF, alors que le montant est en moyenne de 15'000 CHF ailleurs en Suisse.
Le PLR a réagi la semaine passée déjà par une motion déposée par la députée PLR Diane Barbier-Mueller invitant le Conseil d’État à revoir les prix à la baisse.
Le PLR attend des SIG et tout particulièrement du Conseiller d’État Antonio Hodgers, magistrat de tutelle, un engagement ferme afin de ne pas pénaliser les Genevoises et les Genevois.
SIG : surfacturations après surfacturations
